Les violences sexuelles  et celles basées sur le genre demeurent une source de préoccupation en RDC. Ces violences sexuelles engendrent des déséquilibres psychologiques avec des conséquences énormes sur la psyché et le soma. Elles nécessitent une prise en charge médicale et psychosociale adéquate.

  • offrir le soutien en santé mentale et psychosociale afin de réduire le stress post-traumatique et améliorer la fonctionnalité quotidienne;
  • fournir l’assistance juridique  ;
  • apporter le soutien pour l’autonomisation économique ;
  • et soutenir la sensibilisation et le plaidoyer pour le changement de comportements à travers des activités qui encouragent l’égalité entre les sexes, le changement de comportements et la prévention de la violence, y compris la violence sexuelle.

 

Comment contribuer au rétablissement psychologique des Survivantes de Violences Sexuelles ?

Tout commence par la mise en place de structures de prise en charge (centre d’écoute) et la formation d’assistants psychosociaux supervisés par des psychologues. Les victimes sont dirigées vers ces centres d’écoute à travers un système de référencement entre acteurs de protection (santé, police, RECO) et membres de la communauté sensibilisés.

  1. L’accueil des survivants : ici l’accent est mis sur la qualité de l’accueil qui déterminera la suite de l’entretien.
  2. La présentation du psychologue et l’assurance sur les principes de confidentialité. La question de la prise en charge médicale est immédiatement posée car la suite de l’entretien  en dépend.  La prise en charge psychologique ne peut commencer qu’après la prise en charge médicale.
  3. Le récit du survivant : c’est l’étape la plus cruciale. Le psychologue est appelé à faire montre de deux  qualités indispensables : l’empathie et l’écoute active.
  4. Exploration du vécu du survivant pendant et après l’agression.
  5. La psychoéducation et la normalisation des symptômes.  Jusqu’à ce niveau, les assistants psychosociaux peuvent intervenir en utilisant des  thérapies brèves et de soutien pour les cas dont le traumatisme n’a pas atteint les fonctions mentales supérieures.